Le 14 décembre 2001 fut une belle journée. Le temps avait été clément et une certaine forme d’enthousiasme m’avait parcoure toute la journée. Une période de répit pour moi.

En rentrant d’une promenade au bord du lac par un temps radieux, je me prenais à penser que s’il n’y avait pas eu autant de risques, gêne à l’effort et essoufflement continuel, mon coeur aurait pu continuer à battre encore longtemps.

Mais le destin favorable en avait décidé autrement. Lorsque je rentrais chez moi, le téléphone avait retenti et la coordinatrice en transplantation cardiaque m’avait informée qu’il fallait me tenir prête, q’un greffon était disponible. La suite de cette aventure s’est déroulée sans angoisse, avec confiance, dans une ambiance joyeuse.

Après l’intervention, lors du réveil, ma première question fut «  est-ce que j’ai déjà mon nouveau coeur ? » . Je me l’étais déjà approprié et la suite allait me donner raison. Petit à petit, en recevant ce don, j’ai pu apprécier l’énorme chance qui avait été la mienne, et revivre tant de choses que je n’avais plus réalisées depuis si longtemps.